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24/02/2013

Mur chauffant phonique et TPC sous la neige à Eclassan (Ardèche)

Un week-end bien dynamique à Eclassan avec la fameuse bande de Pauline et d'Adrien.

Le premier jour a été consacré à la pose du mur chauffant et le second à l'application du Terre Paille Chaux (TPC pour les intimes).

Mais avant de commencer ces 2 formations encore un grand bravo pour leur cloisonnages (suite de la formation précédente) :

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Kasia et la soeur de Pauline étaient là pour huiler les montants et le plafond :

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Mais revenons à notre mur chauffant. Suite à la formation "dalle-chape à la chaux-liège... sans sable", l'objectif était de créer un mur qui soit phoniquement performant et chauffant d'un côté.

Je leur ai donc proposé un mur en chaux-lège banché qu'ils ont mis en oeuvre tout seuls et encore bravo à toute l'équipe. Voici le résultat :

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Admirons l'oeuvre de plus près :

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Il ne reste plus qu'à passer un petit gobetis et à appliquer un enduit de finition à la chaux.

De l'autre côté, se trouve notre futur mur chauffant. Ne trouvant plus de rail, il a fallu trouver une solution alternative. Nous avons commencé par tirer nos niveaux :

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Puis nous fixons nos colliers isophoniques :

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Nous déroulons notre bobine de tuyau (partie assez délicate : un seul pli ... et la bobine est pour la benne). Mais ce n'est sûrement pas cette contrainte qui arrêtera nos deux héros, Pauline et Adrien :

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Quelques heures plus tard, le mur chauffant est terminé, il ne restera plus qu'à fixer la nourrice à l'étage supérieur :

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Pour donner de l'inertie à ce chauffage par rayonnement, il "suffira" d'un gobeti et d'un enduit chaux-sable.

D'un point de vue phonique, nous aurons également notre complexe : masse (enduit chaux) - ressort (10 cm de béton de liège... sans sable) - masse (enduit chaux)

Pendant ce temps, Yves et Pierre installent l'électricité :

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N'ayant pas eu le temps de finir de couler leur béton de liège sur le deuxième mur :

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 nous passons donc à la deuxième partie de la formation : application du Terre-Paille-Chaux-Sable.

Super Momo fait alors son apparition avec son matériel de professionnel. En quelques minutes, il nous apporte sur un plateau environ 4 tonnes de matériaux. JD et Billy le maçon se charge de ranger pour le lendemain notre nouvelle denrée :

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Le lendemain, nous sommes accueillis avec des flocons. J'apporte un canon à chaleur pour gagner quelques degrés dans la pièce.

Dans un premier temps, nous testons la terre à 1 pour 2. Étonné par cette proportion, je préfère vérifier ce mortier, car c'est peu habituel dans un village où les maisons en pisé sont légion à 15 km à la ronde.

Mon doute était fondé, lors de l'application, nous obtenons un mortier sablonneux, pas assez gras, qui ne tient pas du tout. Après avoir trouvé la bonne proportion, le mortier est appliqué selon plusieurs techniques différentes. Chacun utilise celle qu'il préfère. Pour ce projet super momo nous a installés un nouveau jouet. Pauline et JD l'utilisent avec beaucoup d'énergie, mais dans un froid légendaire :

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De mon côté, j'ai installé ma poulie, car le poids des seaux est seulement 6 à 7 fois plus lourd que ceux de la "dalle-chape chaux-liège... sans sable" :

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L'application peut alors battre son plein : 

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Billy s'en donne à coeur joie :

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La première partie est rapidement terminée

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JD, Adrien et Billy prennent alors de la hauteur :

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De son côté, Pauline est admirative devant le travail du grand Billy :

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Encore bravo à tous et à toutes, sans oublier l'intendance dont les repas étaient aussi copieux que succulents.

Commentaires

Merci pour cet article. Nous sommes en train de faire des cloisons banchées avec deux ossatures bois distinctes pour éviter les ponts phoniques. Nous avons quelques questions:
- quelle épaisseur minimale faut-il prévoir pour le mur ?
- pourquoi faut-il mettre des bandes résilientes au niveau des lisses hautes et basses ?
- le liège était-il utilisé pour ses propriétés thermiques ou phoniques ?
- quelle durée doit-on prévoir entre la réalisation de chaque "hauteur" de mur par le banchage : une semaine est-il suffisant ?
Merci d'avance pour les éventuelles précisions.

Écrit par : Pierrick Yalamas | 06/08/2013

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