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20/08/2013

Venise : l'éconologie de luxe

Rien ne vaut une petite pause familiale entre les différentes aventures éconologiques. C'est ainsi que nous avons découvert Venise pendant une semaine. Certes, nos 4 filles avaient d'autres centres d'intérêt que l'architecture...

Avant d'arriver dans cette ville bâtie sur une lagune, je ne pouvais m'empêcher de me poser deux questions. La première concernait le sens :

"mais pourquoi bâtir sur une lagune ?"

et la deuxième l'aspect technique :

"Mais comment bâtir des palais en pierre sur une lagune ?"

Capture d’écran 2013-08-17 à 07.47.29.jpg

Voici donc les résultats de mes recherches :


Tout d'abord, plus nous déambulions dans les ruelles, plus j'étais incroyablement surpris par l'architecture. Bien sûr, je m'attendais à de magnifiques bâtiments en pierre mais pas exclusivement. Je pensais par exemple, qu'un soubassement plus ou moins conséquent en pierre pouvait trouver sa place. Puis, qu'en partie haute, des construction en bois prolongerait les bâtisses.

Absolument pas, tout est en pierre, même le sol.

1) Pourquoi construire sur une lagune

Il y a quelques sites mais la littérature qui détaille ces 2 questions est peu abondante. Du moins, en ai-je trouvé qu'un exemplaire à la librairie française de Venise. Assez simple mais suffisant pour une première approche. Il s'agit de "Voilà Venise" aux Editions Gambier et Keller :

Capture d’écran 2013-08-17 à 07.58.21.jpg

La réponse au pourquoi est donc finalement assez simple. Nous sommes au Vème siècle après J.C, l'empire romain est en ruine et les hordes de "barbares" sévissent dans le monde entier. Pour s'en protéger, les pêcheur et les sauniers (personnes qui exploitent des marais salants) s'unissent et décident de bâtir sur la lagune. Il faut donc imaginer que les premières construction se trouvent sur l'aplomb des marais salants.

Le début de notre histoire n'a donc rien de luxueux puisqu'il s'agit de constructions légères, en bois, construites sur pilotis.

Quelques siècle plus tard... avec la route des épices, Venise va très devenir un endroit de carrefour très important entre l'orient et l'occident. Les finances battent leur plein pour un bon nombre de négociants. Mais alors que faire avec tout ce argent ?

Les habitants de la lagune décident de passer à des bâtiments plus pérennes (le bois en milieu humide, ce n'est pas toujours facile à gérer) et décident de construire en utilisant principalement (voire exclusivement) le matériau pierre.

2) Comment construire sur une lagune ?

 Différentes expériences sont alors mises en oeuvre.

Juste un petit rappel : le bois, lorsqu'il est complètement immergé dans l'eau, ne pourrit pas. L'oxygène étant très peu présente ne assurer la vie des petits animaux qui attaquerait le bois.

3 matériaux seront alors utilisés pour créer les fondations :

- le bois : du chêne et du mélèze qu'ils trouveront dans les forêts avoisinantes.

- Les vénitiens avaient découvert à Istries (Croatie actuelle) une pierre imperméable : la pierre d'Istrie.

- De la terre cuite

Ayant plusieurs forêt à proximité ils décident de créer des plateformes entière sur lesquelles ils poseront leur bâtiments en pierre.

Voici une image que j'ai trouve sur ce site. Elle explique comment se sont construites les fondations :

  1. Des pieux très rapprochés vont donc chercher l'argile.
  2. Deux couches de "bastaing" (sur le schéma, il n'y en a qu'une) viennent ensuite constituer l'équivalent d'une dalle en bois immergée.
  3. La pierre d'Istrie est ensuite posée sur la "dalle en bois immergée".
  4. La construction en terre cuite peu alors commencer.

Je dis éconologie de luxe car il faut une quantité de matériaux plus qu'impressionnant. Parfois, pas vraiment écologique du tout. A mon avis (à vérifier bien sûr), ils ont du raser pas mal de forêt.

J'ai essayé d'estimer la quantité de pieux nécessaire pour créer la partie principale de Venise (sans les petites îles). Voici ce que donne mon calcul :

Actuellement "Venise centre" (sans les autres îles) totalise une superficie de 800 ha. Pour 100 mètres linéaires il a donc fallu tailler 250 pieux de 30 cm de diamètre espacés de 10 cm (250 x 0,4 = 100). Ce qui nous donne pour un hectare 62 500 troncs (si le diamètre est plus petit, cela nous ferait donc encore plus d'arbres...). Donc pour les 800 hectares, cela nous fait 50 millions d'arbres. Ce chiffre est bien sûr incorrect puisqu'il ne prend pas compte de la surface des canaux de la ville.

Cependant le calcul ne prend pas en compte la partie "dalle bois" qui recouvre l'intégralité de la surface habitable de Venise.

Pour vous donner l'ampleur des bâtiments, voici quelques photos prises il y a quelques semaines par Maïa, l'une des nos 4 filles :

Le concept de :  Capture d’écran 2013-08-20 à 23.50.33.png

 

Commentaires

Salut Thierry,

Et bien encore une fois je me coucherais moins bête ce soir grâce à toi !!!

Biz du Mans,

David M. (power by linux)

Écrit par : David | 02/09/2013

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Bonsoir David,

J'espère que vous êtes bien installés.
De mon côté, encore merci pour m'avoir sensibilisé à Linux.
En préparant la rentrée, j'ai trouvé 2 vieux portable que je vais également passé sous linux (la galère c'est d'installer le flash player. Vu mon niveau de débutant...)
Au plaisir de te revoir.

Écrit par : Thierry Baruch | 02/09/2013

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