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10/08/2017

Recherche éconologique : Le terre - crottin

Objectif

L’objectif de cette « recherche » est de se passer de sable. Denrée de plus en plus problématique sur notre planète. Dans notre cas précis à Essertines en Donzy, Noémie et Remi ont des voisins qui ont plusieurs chevaux. L’idée serait donc de remplacer le sable par de la fibre broyée finement : le crottin.

Voici les hypothèses et attentes
- Le crottin comprend beaucoup de fibres broyées finement par le système digestif du cheval. Pourquoi ne pas les utiliser en outrepassant une barrière culturelle ?
- La terre que nous avons analysée n’est pas très argileuse et donc une petite quantité de fibres devrait suffire.
-  Les fibres, comme tout agrégat devrait limiter les fissures.
-  Il serait intéressant d’ajouter le moins de fibres possible afin de faciliter l’application du mortier.
- Au vu des recherches sur les biopolymères (grandes chaines carbonées qui fonctionnent un peu comme une « pelote de laine microscopique »). Voir le document d’Amaco pour les différentes recettes trouvées à travers le monde pour stabiliser la terre à l’aide de biopolymère. Je pense effectuer plusieurs essais. Une première série avec du crottin frais et une seconde avec du crottin qui aurait fermenté (l’idée serait donc de disposer d’un biopolymère faisant partie de la famille des polysaccahrides). A priori, au vu de l’expérience que j’ai avec la paille fermentée, je pense que la deuxième série sera plus intéressante. À voir, quelles sont les propriétés que cela apporte.
Seront-ils mécaniques ? Ou bien augmenteront-elles la résistance du mortier à l’eau.
Dans le même ordre d’idée, Yolanda que j’ai rencontrée lors de ma formation sur le béton de terre coulée (article à publier sur Formaterre...)  a utilisé 2 types de cactus différents selon les caractéristiques à atteindre. Mais les cactus sont plus rares que le crottin....

Testons
Voici donc notre premier test. Il s’agit d’échantillon d’environ 30 x 30 x 2 cm (situation réelle. Photo prise quelques jours après l’application). Contrairement à ce que l’on pourrait penser. Il n’y a pas d’odeur sur le mur.

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Toujours avec du crottin frais, nous avons continué nos tests pour varier la quantité de crottin, autant pour un mortier que pour des briques (construction d’une cloison en adobe par exemple). Le petit souci concerne la répartition des fibres de manière homogène. Avec Rémi, nous pensons qu’il serait plus intéressant des les laisser tremper dans de l’eau puis de trouver un système de mixage.

Voici ce que cela donne :


 

 Aucune fissuration et démoulage progressif pour  les briques. Les mélanges étaient progressifs. C’est à dire pour 4 volumes de terre, nous avons ajouté de 1 à 3 volumes de crottin.

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Avant de continuer avec la 2ème série de tests. Nous pensons continuer cette première série avec une application sur 1 ou 2 m2 d’un mortier composé de 4 volumes de terre pour 1 volume de crottin. Ainsi ce mélange  pour faire partie du label « ultra-éconologique » (empreinte écologique : aucune puisque l’on déplace la terre récupérée lors d’une ouverture, coût financier : 0 €, disons quelques euros si le mélange passe le test de la bétonnière)

PS : l’eau utilisée était l’eau du puits...

Et si on créait une nouvelle série TV «  avec Terre et Crottin, la vie est plus belle »

Argiles_biopolymeres.pdf

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