28.10.2009
La peinture à l'ocre
J'ai enfin trouvé une peinture éconologique pour le bois en extérieur. Encore merci à la revue "La maison Econologique". Vous y trouverez la recette à l'intérieur. Comme nous allons la tester, nous avons du acheter à nouveau quelques ocres et produits chimiques. Et encore fois.... merci à l'entreprise Dousselin. En effet, dans cette recette, qui revient à environ 1€ le kilo de peinture, nous avons besoins de 200 g de sulfate de fer pour 5 kg de peinture. Le sulfate de fer coûte environ 25 € en pharmacie et ... 1,2 € chez Doussilin. Bien sûr, j'imagine que ce n'est pas le même. L'un est à usage médical donc plus pur... Enfin c'est ce que j'imagine...
Promis, nous testerons cette recette en faisant un article comprenant des tas de photos.
Sinon, pour en savoir plus, j'ai commandé les petits livrets chez terres et couleurs . Les livrets sont magnifiques. Autant par leur contenu que par leur aspect graphique. Pour un coût symbolique de 5 €, on peut disposer de contenu parfois diffcile à trouver. Encore bravo à cette association.
Concernant la peinture à l'ocre, j'ai appris que les habitants avaient repeint leur village en 2 jours. Encadré par des bénévoles compétents ils ont fabriqué leur 500 litres de peinture sur la place du village (en Bourgogne) !!!
Sinon, la peinture à l'ocre est la peinture nationale en Suède (entreprise Falun). Il est possible de l'acheter en France à environ 5 € le litre ou de la fabriquer soit même à environ 1 € le litre... en 45 minutes !!!
En voici la recette qui est ancestrale :
Vous avez besoin de 260 grammes de farine de blé ou de seigle. Mélangez-les à 20 cl d’eau pour obtenir une pâte. Ajoutez-y 3 l d'eau chaude. Passez au mixeur pour obtenir un mélange homogène, sans grumeaux. Laissez cuire à feu doux 15 mn.Une fois le mélange homogène, versez 1kg d’ocre en pluie fine puis 100 g de sulfate de fer. Chauffez à feu moyen et remuez fréquemment pendant 15 minutes. Il est possible d'utiliser également le mixer. Attention : Si vous utilisez une cuillère en bois, elle sera difficilement récupérable.Pour finir Versez ensuite 40 cl d’huile de lin (de préférence de noix, mais c'est beaucoup plus cher) puis 4 cl de savon liquide biologique. A nouveau, remuez le tout pendant 15 minutes. Soyez vigilant pour éviter l'accroche au fond du récipient. Laissez refroidir. Vous disposer de quelques kilos de peinture.

22:10 | Commentaires (103) | Envoyer cette note



Commentaires
Il y a deux type de sulfate de fer. Le premier qui est certainement celui de la pharmacie est du sulfate de fer (II) ou sulfate ferreux de formule FeSO4 de couleur verte alors que le second est du sulfate de fer (III) ou sulfate ferrique de formule Fe2(SO4)3. Le premier est la forme pure tandis que le second est la forme oxydée impure que l'on trouve en jardinerie.
Écrit par : caseo | 04.11.2009
Répondre à ce commentaireNON ! la peinture à l'ocre n'est pas LA peinture nationale de Suède. Elle en est fortement inspirée mais n'a pas les mêmes qualités.
Cette recette "à l'ocre" redécouverte depuis peu de temps, mais publiée et connue depuis au moins la fin du XIXème siècle n'est pas en soi une mauvaise peinture mais elle est loin de valoir en terme de qualité celle au rouge de Falun.
La différence tient essentiellement à ce rouge de Falun qui est remplacé par de l'ocre et du sulfate de fer ... mais c'est loin d'être suffisant pour assurer la durabilité de la peinture.
Ce qui fait la force de ce fameux pigment suédois c'est sa composition. Il s'agit en fait d'un oxyde de fer impur mélangé à de l'oxyde de cuivre, de zinc ... et de plomb ! L'ensemble est bactéricide, fongicide, siccativant et ... toxique ! tellement que suite à l'aumgmentation du nombre de cancers dans la région de Falun les mines ont été fermées depuis plusieurs années (les fabrications actuelles se font sur des stocks important restant). Vous trouverez sur le site "officiel" des fabriquants de peintures au rouge de falun la fiche de données de sécurité de la peinture ... c'est édifiant http://www.falurodfarg.com/upload/363/Safety%20Data%20Sheet%20FR%2008_ny%20bild.pdf
Écrit par : caseo | 04.11.2009
Répondre à ce commentaireEncore merci pour ces précisions. Les informations que j'ai écrites dans la note sur la peinture à l'ocre sont issu du cahier de "Terres et couleurs, le petit guide illustré de la peinture à l'ocre", écrit et documenté par Félicien Carli, fondateur de "Terre et Couleurs", directeur depuis 2005 du Conseil d'Architecture, d'Urbanisme et de l'environnement de la Côte d'or.
Il me semble (mais pour l'instant, il ne s'agit que d'impression documentée) que la peinture à l'ocre est une alternative intéressante aux peintures acryliques actuelles d'une part et aux peinture écologique d'un prix souvent prohibitif d'autre part.
Il serait intéressant d'aller à Chateauneuf en Bourgogne où les habitants ont fabriqué 500 kg de peinture et ont repeint leur village. Le cahier date d'avril 2007, donc la peinture devrait avoir près de 3 ans. Je trouve que cette expérience mérite largement que l'on se penche sérieusement dessus.
Plus d'infos : http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&ct=res&cd=3&ved=0CAsQFjAC&url=http%3A%2F%2Fwww.cotedor-tourisme.com%2Fpics_communs%2Fbdd%2Fsor%2FMONBOU02100274_1_op_couleurs_locales.pdf&ei=FijzSpSgNc734Ab2m_HQAw&usg=AFQjCNFOtItnF_vgEJs6bY0zhGRHLw2whw
Qu'en pensez-vous ?
Thierry Baruch
Écrit par : Thierry Baruch | 05.11.2009
Répondre à ce commentairere,
Concernant le sulfate de fer, la fiche technique de la peinture de Falun indique 4 à 8% de sulfate de fer (Ferric (III) oxide 1309-37-1 215-168-2 4 – 8). Il me semble donc qu'il s'agit du même sulfate de fer, non ?
De plus je doute que la peinture de Falun utilise du sulfate de fer II vendu en pharmacie car il faut compter environ 25 € le kilo alors que ce prix correspond environ au tarif de 5 litres de peinture vendu en France (http://www.maison-ecolo.com/boutic/bou_list.cgi?codefam=pei&codesfam=peipa&lang= : 28 € les 5 litres
Ceci étant, il y a peut-être une astuce qui m'échappe. Je suis donc preneur pour des informations complémentaires.
Encore merci pour les précisions.
Thierry Baruch
Écrit par : Thierry Baruch | 05.11.2009
Répondre à ce commentaireJe connaissais cette initiative et l'action du CAUE et loin de moi l'idée de la critiquer, bien au contraire je ne peux que la soutenir. Je tenais juste à préciser les différences entre la véritable peinture au rouge de falun (toxique contrairement à ce que laissent entendre certains revendeurs de produits écologiques) et cette recette. Elle ne tient qu'au pigment (mais influe sur la qualité) et je voulais juste le préciser.
La recette préconnisée par le CAUE est effectivement économique, écologique et non toxique.
Techniquement il est en effet préférable de retenir la solution de l'émulsion si on souhaite travailler avec de l'huile de lin qui est l'huile siccative la plus courante. Par rapport à une solution huile de lin uniquement + pigment la peinture en émulsion sera plus fragile aux intempéries (mais ça pourrait se corriger dans la recette assez facilement avec l'ajout d'un produit naturel) mais le film de linoxine formé par l'huile de lin sera plus durable.
Dernier avis (j'ai un peu travaillé sur une recette identique en améliorant quelques points) il est préférable d'utiliser la farine de seigle qui est plus collante et donnera une émulsion plus stable.
Écrit par : caseo | 05.11.2009
Répondre à ce commentaire;-)
La fiche technique indique 4 à 8 % d'OXYDE de fer qui correspond à la partie colorante rouge. Le sulfate de fer se trouve deux lignes en dessous !!! Il n'est pas acheté pour être ajouté à la peinture mais fait partie de la composition du pigment. Le n° CAS 7782-63-0 indique qu'il s'agit bien de sulfate ferreux (II) sous sa forme heptahydratée, ce que les anciens appelaient le vitriol vert ! (le vitriol bleu étant le sulfate de cuivre et le blanc le sulfate de zinc).
Concernant le prix des produits chimiques il faut différencier les qualités "techniques" et "pharmaceutiques" et les prix pratiqués entre les grossistes et les prix de détail d'une pharmacie. Par exemple pour un produit de qualité pharmaceutique qui me coûte 4€ HT le kg pour 100 kg chez un grossiste, il sera acheté 10 à 12 € HT le kg au répartiteur pharmaceutique et revendu au détail à ... 40 € TTC. Et l'écart serait encore plus important si on comparait avec une qualité "industielle".
Je vais me faire "tuer" par les pharmaciens !!!
Écrit par : caseo | 05.11.2009
Répondre à ce commentairePas de souci Caseo, je pense que ce n'est pas un secret si je dis que peu de pharmacien roulent en Clio... ;-)
Mais revenons à nos moutons. Concernant la peinture à l'ocre, je pense également que la recette pourrait être amélioré si on remplace l'huile de lin par de l'huile de noix . Est-ce une bonne idée ?
Par contre, d'un point de vue prix, il faudrait en trouver de la pas trop chère.
D'autres astuces pour améliorer la recette de la peinture à l'ocre ?
Encore merci,
Thierry Baruch
Écrit par : Thierry Baruch | 07.11.2009
Répondre à ce commentaireTelle quelle cette recette est la plus économique mais va nécessiter une couche de rafraichissement tous les deux ou trois ans.
On peut effectivement sur ce même principe de l'émulsion modifier plus ou moins profondément la recette mais il faudra prendre en compte l'aspect économique et la disponibilité des produits à mettre en oeuvre.
Si la peinture revient par exemple deux fois plus cher ce n'est pas forcément un mauvais choix si elle dure trois fois plus longtemps avant de repasser une couche !
On peut tout changer (sauf l'eau et l'ocre ou le pigment) et améliorer les choses.
L'huile de noix est une bonne solution mais pas celle que l'on trouve dans le commerce alimentaire. Il faut la raffiner et enlever les mucilages (cela peut se faire tout à fait naturellement par wintérisation : on refroidit l'huile, ce qui "coagule" une bonne part des mucilages qui précipitent lors du réchauffage).
On peut aussi ajouter un plastifiant naturel à l'huile de lin et la raffiner (cette fois par une autre méthode toujours naturelle).
L'émulsifiant utilisé, la farine, est "faible", ce qui explique la quantité importante utilisée. Cela fragilise la peinture car le film de colle formé par cette farine est fragile et très friable. Des émulsifiants naturels plus efficaces permettraient de diviser par 10 la quantité et d'avoir un film plus solide.
On peut aussi rajouter une résine comme la colophane (en faible quantité) mais elle est allergène et on préfèrera utiliser un ester de colophane glycérinée (colophane chauffée avec de la glycérine et un peu d'iode ce qui modifie l'acide abiétique coupable de cette effet allergène). D'autres résines seraient préférables car de meilleure qualité mais nettement plus chères.
Maintenant il faut aussi voir la disponibilité des produits ! une huile de lin standolisée que l'on peut substituer à une partie de l'huile ne se trouve que par fûts de 200 kg. L'ester de colophane glycérinée par 750 kg etc ...
J'ai en stock une version de cette peinture en émulsion avec de l'huile de noix traitée par mes soins et qui est quasiment aussi claire que de l'eau. Autre avantage cette peinture n'a AUCUN siccatif et sèche en deux-trois jours. Ce devrait être un nouveau produit caseo début 2010 ;-)
Écrit par : caseo | 07.11.2009
Répondre à ce commentaireBravo Caseo pour toutes ces recherches et merci pour les partager. Merci de me faire part de vos peintures éconologiques et je me ferai un plaisir de faire un articles sur Formaterre et Epizébo.
Dans un premier temps, je vais tester la peinture éconologique telle quelle puis je testerai les versions suivantes en modifiant l'huile et l'umulsifiant.
Vendez-vous de l'huile de noix ou de l'huile de lin sans mucilage ?
Écrit par : Thierry Baruch | 08.11.2009
Répondre à ce commentaireNon je ne commercialise pas d'huile, du moins par pour l'instant. Le process que j'ai mis au point et qui est totalement naturel nécessite 6 phase différentes qui durent chacune entre 24 et 48 heures. C'est absolument non rentable en dehors d'une utilisation directe dans un produit manufacturé ou à la limite pour des produits de beaux arts pour lesquels les quantités utilisées sont peu importantes.
Pour obtenir une huile qui se passe au final de siccatif il faut de préférence utiliser une huile vierge brute plutôt qu'une huile raffinée (le traitement alkalin ralenti la siccativité de la peinture) ou une cochonnerie brunâtre achetée en grande surface. Cela veut dire une production sinon française, du moins européenne, au moins 50% plus chère en prix de gros que le prix public du produit lamba de la grande surface. Le traitement fait perdre environ 10 à 15% de matière. Si je prend en compte le coût du traitement (pas trop cher), un petit peu de marge tout de même ;-), l'emballage étanche à l'oxygène (l'huile étant plus siccative naturellement il faut une protection importante à l'oxydation), et la marge d'un éventuel revendeur ça mettrait le litre d'huile de lin à une vingtaine d'euros ... minimum et l'huile de noix dans les trente euros. Cela reste moins cher que les produits que l'on trouve pour artistes mais pas vraiment donné pour repeindre une maison en entier. D'un autre coté c'est aussi le prix de la qualité et il est réduit si on travaille en émulsion.
Écrit par : caseo | 08.11.2009
Répondre à ce commentaire1°)J'ai passé 2 sous-couches de peinture classique sur des volets neufs (je ne connaissais pas la peinture à l'ocre). Faut-il les décaper pour retrouver le bois brut avant d'y appliquer la peinture à l'ocre, ou un ponçage suffit-il ?
2°) Et sur des volets anciens, peut-on appliquer la peinture à l'ocre après avoir bouché les fissures avec de l'enduit ?
Merci d'avance
Écrit par : Gilbert Rausa | 16.02.2011
Répondre à ce commentaireQu'est-ce qu'une peinture "classique" ? Une peinture acrylique, glycéro ?
Pour la 2ème question, la réponse est oui. Grattez et faite partir les parties fragile puis passer la peinture à l'ocre qui tient même sur les pentures (au bout de la 2ème couche).
Au plaisir de vous lire.
Thierry Baruch
Écrit par : Thierry Baruch | 17.02.2011
Répondre à ce commentairePeut on passer de la peinture à l'ocre sur les ferrures d'un volet par exemple. Cela aura t il aussi une action anti-rouille ou doit on traiter avant?
merci de renseigner une novice qui s'apprête à repeindre tous les volets de sa maison
Écrit par : maynard carole | 01.03.2011
Répondre à ce commentaireJe ne suis pas sûr qu'il y ait véritablement un effet anti-rouille mais il me semble que oui... indirectement. En effet, je dirai que le fait que la penture soit recouverte d'une couche de peinture devrait éviter l'oxydation et donc la formation de rouille.
Qu'en pense Caséo ?
Écrit par : Thierry Baruch | 02.03.2011
Répondre à ce commentairej'ai des volets neufs en bois avec 2 couches de lasure dessus.
je voudrais savoir si un ponçage simple suffisait pour passer de la peinture a l'ocre dessus (en gros , si des rayures fines sur la lasure permettait un accrochage suffisant ), ou s 'il fallait décaper complètement mes volets de toute trace de lasure.
j'ai fabriqué ma peinture avec la recette classique des cahiers de terre et couleurs.
A part la colophane , existe t il des emulsifiants plus accessibles et meilleurs que la farine ?
en vous remerciant par avance
Écrit par : bourin jy | 09.03.2011
Répondre à ce commentaireJe pense que cela dépend de la composition de la lasure. Il me semble que la plupart des lasure sont en solution aqueuse. Dans ce cas, je dirai qu'un simple ponçage devrait suffire.
Concernant la farine, elle ne joue pas le rôle d'émulsifiant. En effet les émulsifiants sont des molécules qui possèdent une extrémité ayant une affinité pour l'eau (hydrophile) et une extrémité ayant une affinité pour l'huile (hydrophobe). Grâce à eux, l'eau et l'huile peuvent être finement dispersées l'une dans l'autre pour créer une émulsion stable, homogène et fluide.
Dans le cas de la peinture à l'ocre, c'est le liquide vaisselle qui joue ce rôle.
Écrit par : Thierry Baruch | 11.03.2011
Répondre à ce commentaireJe rajouterais même qu'au XVIIème siècle en Suède les peintres préféraient le Paic citron au Palmolive vaisselle à cause de la bonne odeur !!!!
Hé Oh Thierry on n'est pas réveillé ce matin ;-) ?
C'est bien la farine qui joue le rôle d'émulsifiant ! Celle ci donne d'ailleurs des émulsions assez stables de type H/E (Huile dans Eau) grace aux protéines et à l'amidon qu'elle contient.
Pour les ferrures : huile de lin et pigments suffiront surtout si on utilise une standolie d'huile de lin.
La colophane n'intervient pas comme émulsifiant mais pour durcir le film.
Écrit par : caseo | 11.03.2011
Répondre à ce commentaireJ'oubliais, le savon noir ou liquide vaisselle ne servent que d'agent mouillant pour les pigments. Ils sont absent de la recette d'origine et inutiles avec les oxydes de fer et les ocres qui se mouillent parfaitement bien.
Écrit par : caseo | 11.03.2011
Répondre à ce commentaireMerci super Caseo. En effet, la petite nocturne d'hier a du me mélanger les idées jusqu'à confondre "agent mouillant" et "émulsifiant".
Ceci dit, il me semblait que le savon (soponification de la soude et donc produit ayant quelques siècles ;-) avait un rôle d'émulsifiant. Ce n'est donc pas le cas ?
Écrit par : Thierry Baruch | 11.03.2011
Répondre à ce commentaireLe savon est effectivement un tensioactif qui va plutôt servir à aider la stabilisation d'une dispersion qu'à véritablement émulsionner.
Écrit par : caseo | 11.03.2011
Répondre à ce commentaireje viens de lire les messages,tres interressant,et je suis tres interresse par cette formule,j'ai des volets en lasure,pourraitavoir une bonne recette et ou se procurer cet ocre merci de me le faire savoir merci
Écrit par : caballero | 11.03.2011
Répondre à ce commentaire"bonne recette" ? Je ne sais pas. Je viens encore d'essayer cette recette avec de l'ocre jaune clair et le résultat me convient. Maintenant, je n'ai pas encore le recul nécessaire pour être affirmatif à 100%.
Pour les ocres, je vais chez Dousselin (www.dousselin.fr) les acheter. Je sais qu'ils livrent partout en France
Écrit par : Thierry Baruch | 11.03.2011
Répondre à ce commentaireThierry je viens de comprendre d'où vient ta confusion en relisant la fiche recette de la peinture à l'ocre sur le site du CAUE. Ils écrivent "ajouter le savon liquide pour favoriser l'émulsion de l'huile de lin". En fait l'émulsion est déjà faite ils auraient du écrire "ajouter le savon liquide pour favoriser la stabilisation de l'émulsion de l'huile de lin". Note qu'il n'y a pas de savon dans la recette d'origine suédoise.
Écrit par : caseo | 12.03.2011
Répondre à ce commentaireBen voui, le savon est issu de la soponification de la soude et comprend un corps gras. Il me semblait donc que le savon avait un rôle important dans l'émulsion : molécule créant une "accroche" avec le gras d'un côté et l'eau de l'autre pour faire simpliste.
Donc, le savon stabiliser l'émulsion mais ne participerait pas directement à l'émulsion elle-même.
merci encore pour l'info.
Thierry
Écrit par : Thierry Baruch | 12.03.2011
Répondre à ce commentairenous avons tout achete pour faire ce melange et peindre une palissade... cependant le sulfate de fer ne se vend plus en pharmacie ni commerce en poudre, est ce le même effet avec du sulfate liquide, qu'il faut alors convertir de grammes a cl?
Écrit par : marianne | 05.04.2011
Répondre à ce commentaireBonjour, j'ai commencé à faire quelques essais et effectué quelques recherches. On peut trouver du sulfate de fer (me semble-t-il) dans certaines jardineries, gamm vert par exemple, en sac de plusieurs kilos car il sert comme "agent démoussant" pour les pelouses. Est-ce le produit à utiliser ? Je n'en ai pas la certitude.
Écrit par : isabelle | 19.06.2011
Bonjour,
En pharmacie, le sulfate de fer est beaucoup trop cher car ce n'est pas exactement le même que celui que l'on trouve dans les négoces de type Dousselin.
Pour le sulfate liquide, désolé mais je ne peux pas vous répondre.
Thierry
Écrit par : Thierry Baruch | 06.04.2011
Répondre à ce commentaireJe suis décidée à repeindre mes volets avec de la peinture à l'ocre et je voudrais savoir
si je dois préparer toute ma peinture d'un seul coup et si elle se garde plusieurs jours, ou si je dois la préparer au fur et à mesure
Merci de me renseigner
Écrit par : véronique | 28.04.2011
Répondre à ce commentaireBonjour,
j'aimerais fabriquer une peinture naturelle extérieure pour une palissade en bois. Je souhaiterais une couleur gris ardoise, j'ai trouvé du pigment, est-ce la même recette qu'avec de l'ocre ? j'ai la recette de terres et couleurs (Carli).
Connaissez-vous des sites de ventes de pigments gris bon marché.
Merci
Barbara
Écrit par : Auvin | 28.04.2011
Répondre à ce commentaireBonjour,
Pas de souci, elle peut se garder plusieurs jours à conditions de bien la couvrir pour éviter au maximum que cette dernière sèche.
Bonne peinture
Thierry Baruch
Écrit par : Thierry Baruch | 30.04.2011
Répondre à ce commentaireLes volets que j'ai à repeindre ont été peints précédemment avec une peinture acrylique du commerce.
Elle s'écaille par endroits et un décapage mécanique fera tomber ce qui est instable. Pour le reste, qui tient bien, dois-je vraiment mettre "à blanc" comme j'ai pu le lire ici ou là ou bien un ponçage général suffira-t-il ?
Merci, cela conditionnera mon emploi du temps pour les semaines à venir...
Écrit par : veronique | 30.04.2011
Répondre à ce commentaireBonjour,
Mettre du gras sur du maigre (de la peinture à l'ocre qui contient de l'huile sur une peinture acrylique qui contient de l'eau) n'est jamais conseillée.
Je pense qu'il est conseillé de poncer le volet dans son intégralité afin d'avoir d'une part une surface d'accroche et d'autre part de permettre la pénétration de la peinture à l'ocre dans le bois.
Désolé pour la non-économie du boulot à faire.
Sinon, la solution serait de faire tremper le volet dans un bain d'acide (il y a des pros qui le font pour pas trop cher par rapport au boulot que cela va représenter).
A vous de voir.
Bon courage
Écrit par : Thierry Baruch | 30.04.2011
Répondre à ce commentaireBravo et merci pour ces premiers échanges, il y a un contenu dense et c'est super!
Moi je suis charpentier et envisage de faire des cabanes ... en couleurs!!! Mais je vourdais être sûr que les peintures tiennent la route. D'où ces 2 questions sur le bien-fondé de l'utilisation de l'ocre comme ingrédient de base dans la recette de Terres et Couleurs :
- En quoi l'ocre protègerait-elle mieux le bois qu'un pigment pur, oxyde de fer synthétique par exemple?
(l'ocre est généralement composée d'argiles, de quartz, et d'oxydes de fers de différents types, le tout dans des proportions variables selon les provenances, et la cuisson ultérieure. Par exemple: ocre jaune du Vaucluse: argile (kaolinite) 40%, quartz 40%, oxyde de fer (goethite) 20% (source: Les Ocres, où et comment les produit-on? Autre très intéressant cachier de Terres et Couleurs). L'oxyde de fer étant la substance colorée, les ocres sont beaucoup moins "couvrants" que les oxydes de fers purs.)
Autrement dit: est-ce qu'au delà de l'idée (sympathique!) de retrouver nos "Couleurs Locales", défendue par Terres et Couleurs, il y a de réels arguments techniques an faveur de l'utilisation de l'ocre ?
Cela revient probablement à poser la question du rôle des argiles et du quartz dans la formulation, pour la protection des boiseries et la tenue de la peinture.
- L'expérience de Terres et Couleurs (relatée dans leur livret) leur a montré que la peinture formulée avec le jaune ocre et "les teintes claires, moins opaques, ont une moins bonne tenue dans le temps".
Je doute que ce soit l'opacité qui détermine la durabilité de la peinture, et pencherait plutôt pour une différence au niveau chimique: l'ocre rouge a été cuite à haute température et est donc anhydre, alors que la jaune, juste filtrée et broyée après actraction, est sous un forme hydratée, la rendant peut-être moins "disponible" pour se lier solidement aux autres ingrédients de la peinture et aux supports. Est-ce que je me trompe?
A bientôt, Thomas
Écrit par : Thomas Picard | 22.05.2011
Répondre à ce commentaireBonjour Thomas,
Merci beaucoup pour ce commentaire qui alimente la problématique de la peinture à l'ocre.
A l'heure actuelle, ce qui me semble de plus en plus évident est que cette peinture vraiment éconologique tient très bien. A titre d'exemple, je regarde souvent les volets que j'ai posés il y a plusieurs mois et ils sont en parfait état (boiserie comme ferronnerie). Et pourtant ces derniers ont déjà subi plusieurs choc thermiques (neige, pluie, soleil, vent...)
Concernant la différence de résistance entre oxyde et ocre, je ne serai te répondre. Peut-être que Caséo aurait une réponse à ce sujet ?
Par contre, je te rejoins en partie concernant la différence entre les ocre rouge et les ocre jaune. Je dis en partie car je pense que l'opacité joue un rôle important comme barrière aux UV.
@ bientôt,
Thierry
Écrit par : Thierry Baruch | 22.05.2011
Répondre à ce commentaireBonjour, intéressant ton retour d'expérience sur la peinture à l'ocre rouge. Si ça tient bien, surtout sur des volets (plus sollicités que des bardages quand même) c'est rassurant!
Par contre pour la protection des boiseries en extérieur il faut savoir que l'exposition aux UVs n'entraine que le grisaillement du bois laissé nu, ou le vieillissement de la finition si le bois est revêtu. Les experts du FCBA parlent de "durabilité esthétique" ... et non de "durabilité structurelle". Voire la grande tendance actuelle de laisser le bois nu (mélèze de coeur, douglas, chataignier...), sui ne plait guère aux fabriquants de lasure... mais qui ne joue guère sur la durée de vie des bardages .
A contrario, je crois que le véritable intérêt de la peinture à l'ocre est d'être imperméable à l'eau liquide tout en laissant le bois respirer (échanges gazeux). Comme l'eau ne touche plus le bois, on pourrait dire que la protection apportée par le peinture confère au bois une très bonne durabilité ... structurelle!
je crois qu'il y a une confusion entre ces deux aspects (c'est classique), et mon hypothèse c'est que l'ocre jaune est plus "perméable à l'eau liquide": sous forme hydratée, elle garde des affinités avec l'eau liquide, en conséquence la peinture se retrouve plus vite délavée.
Euh... voila tout! A bientôt, thomas
Écrit par : Thomas Picard | 23.05.2011
Répondre à ce commentaireMerci Thomas pour le développement de ton idée.
Personnellemnet, je n'ai pas les compétences pour affirmer ou infirmer tes propos.
Par contre, je peut te dire que j'ai également la peinture à l'ocre jaune beaucoup plus liquide. Ma recherche consistait à obtenir un tonalité chaude qui laisse apparaître les nervures du bois. Je ferais des photos ultérieurement pour illustrer mon propos.
@ bientôt,
Thierry
Écrit par : Thierry Baruch | 24.05.2011
Répondre à ce commentairetout à fait. Sinon, il existe un autre sulfate de fer dont la composition est légèrement différente. Ce dernier est en vente en pharmacie et coûte très cher. Aucun intérêt pour une utilisation en peinture dont la fonction principale est le côté fongicide.
Pas de souci Isabelle, vous pouvez acheter le sulfate de fer en vente en produit jardinerie.
Écrit par : Thierry Baruch | 19.06.2011
Répondre à ce commentaireHum ... il y a un risque important. Il faut utiliser du sulfate ferreux (II) bien frais qui est soluble dans l'eau. Facile à reconnaître : il est vert (d'où son ancien nom de viriol vert). En jardinerie, le plus souvent, ce sulfate s'est oxidé en sulfate (III), ou sulfate ferrique, et il devient insoluble et inutilisable pour notre application. Lui aussi est facile à reconnaître, il est devenu jaune-brun.
Écrit par : caseo | 20.06.2011
Merci pour ce commentaire mister Caseo. En effet, le sulfate de fer que j'achète est vert. Je l'achète chez Dousselin. Ce produit est très peu coûteux. environ 1,5 € le kg et il en faut 100 g pour 5 kg de peinture...
Par contre, je n'ai jamais vu le sulfate ferrique jaune-brun. Serait-ce justement le produit en vente en pharmacie ? Le prix de ce dernier est par contre prohibitif pour un usage en peinture.
Écrit par : Thierry Baruch | 20.06.2011
Répondre à ce commentaireBonjour,
Je me permets d'intervenir.... je m'interesse à la peinture à l'ocre, et comme d'habitude je creuse le sujet.
Votre échange est très interessant, et une question m'est venue en les lisant. Qu'en est-il du miel ??
Bon emulsifiant, nourrissant (dans tous les sens du terme :)), peut-il également faire office de siccatif ??
Écrit par : karine | 21.06.2011
Répondre à ce commentaireThierry : Le sulfate vendu en pharmacie est le bon. Celui qui pose généralement problème c'est celui vendu comme anti-mousse dans les jardinerie.
Karine : aucun intérêt. Le pouvoir émulsifiant, s'il existe est trop faible. Dans les quantités requises cela laisserait un film de peinture fragile. La farine (de seigle de préférence) ou une bonne fécule est nettement préférable et en plus moins chère. Le miel n'a AUCUN effet siccatif sur l'huile.
Écrit par : caseo | 21.06.2011
Répondre à ce commentaireC'est étonnant Caseo car le sulfate de fer que j'achète est bien vert et non brun-jaune. De plus, le sulfate de fer vendu en jardinerie a bien une fonction fongicide, non ?
Personnellement, j'émettrai quelques réserves. D'une part, je n'ai pas jamais mis de siccatif car cette peinture sèche très vite. D'autre part, si le miel joue un rôle de siccatif, ce qui semble improbable d'après Caséo, je pense alors que le degré de conservation sera moindre et que ce dernier risque d'attirer les petites bestioles, non ?
Écrit par : Thierry Baruch | 21.06.2011
Répondre à ce commentaireIl n'y a rien d'étonnant ;-) Le sulfate de fer vendu comme produit chimique pur dans une droguerie sera bien vert (sauf emballage non étanche) tout comme celui acheté chez le pharmacien. Par contre en jardinerie ou en grande surface de bricolage au rayon jardin où il est vendu comme anti-mousse dans des sachets pas vraiment étanches à l'oxygène il aura le plus souvent tourné au brun-vert et sera inutilisable ... sauf pour traiter son gazon ...
Pour les siccatifs, seuls les sels métalliques ont une actions sur les acides polyinsaturés des huiles (en dehors des phénomènes physiques naturels que sont l'oxygène de l'air, la chaleur et la lumière).
Écrit par : caseo | 21.06.2011
Répondre à ce commentaireok, toujours aussi clair super Caseo ;-)
Le mien est donc bien vert car je l'achète en droguerie chez Dousselin.
La différence de prix est énorme. J'ai du le payer environ 1,5 € le kilo alors qu'une amie pharmacienne pouvoir me le fournir à plus de 20 € les 100 g !!!!
Incroyable, non ?
Écrit par : Thierry Baruch | 21.06.2011
Répondre à ce commentaireBonjour, j'aimerai connaître la durée de conservation de la peinture à l'ocre faite maison. Et qu'elles en sont les conditions de conservation.
D'avance merci.
Écrit par : Angéline | 28.06.2011
Répondre à ce commentaireLa durée de la conservation est de plusieurs année mais je n'ai pas assez de recul pour confirmer cette donnée.
La conservation : plusieurs semaines, voir mois, à condition qu'elle soit à l'abri de l'air (film plastique dessus avant de refermer le pot avec son couvercle)
Écrit par : Thierry Baruch | 28.06.2011
Répondre à ce commentaireBonjour , j'aimerais dans un premier temps acheter cette peinture toute faite mais je n'ai pas trouvé de lien , à part un qui vend 5l pour50€ environ???
Pouvez vous me donner quelques adresses ou liens sur l'est de la france
Merci d'avance
LUC
Écrit par : tortochaut | 07.07.2011
Répondre à ce commentaireDésolé, je n'ai pas de lien à donner et ne connait pas de vendeur de peinture à l'ocre. De plus, "dépenser" 40 minutes (nettoyage compris) pour gagner plus de 40 €, ça me va bien. je trouve l'aventure aussi intéressante qu'enrichissante et donc passionnante.
Désolé
Écrit par : Thierry Baruch | 07.07.2011
Répondre à ce commentaireJ'ajoute qu'il existe des peintures vendues comme étant des "peintures à l'ocre" qui ne contiennent pas un gramme d'ocre: dans les peintures "Sylvacolor", les coloris des peintures de Falun sont imités mais les pigments sont des oxydes de fer synthétiques. Je ne peux pas dire si elles meilleures ou moins bien que la recette de Terres et Couleurs mais c'est quand même un peu gonflé!
Écrit par : Thomas Picard | 08.07.2011
Répondre à ce commentairePour augmenter la durée de vie d’une peinture à l’ocre et à la farine, auriez vous une idée de la quantité de sulfate de cuivre et de zing à incorporer ?
Merci,
Écrit par : BENOIT | 20.07.2011
Répondre à ce commentaireBen voui, c'est dans la recette ;-) 200 g pour 5 kg de peinture.
Joyeuse peinture
Thierry
Écrit par : Thierry Baruch | 20.07.2011
Répondre à ce commentaireLes 200 g c'est pour du sulfate de fer, mais contrairement au rouge falun, dans l'ocre, il n'y a pas de sulfate de cuivre et de zing qui augmentent la protection du bois.
Merci
Écrit par : BENOIT | 20.07.2011
Répondre à ce commentaireSi quelqu'un connait la proportion de sulfate de cuivre et de zing que l’on pourrait incorporer pour augmenter la tenue de la peinture…
Merci
Yves BENOIT
Écrit par : BENOIT | 22.07.2011
Répondre à ce commentaireDésolé je n'ai pas d'idée là dessus.
Écrit par : Thierry Baruch | 23.07.2011
Répondre à ce commentairePour le dosage je ne sais pas.
En revanche voici un document (en anglais) où est bien commenté l'usage du sulfate de zinc, notamment présenté comme une alternative au sulfate de fer qui "rouillerait" dans le temps et serait donc ilmpropre aux usages avec des couleurs claires (blanc, jaune, vert clair...)
http://www.ibiblio.org/london/rural-skills/homemade/homemade-paint
Écrit par : Thomas Picard | 23.07.2011
Répondre à ce commentaireMerci pour le document, peut-être peut-on estimer qu’il faudrait la même quantité si le sulfate de fer est remplacé par le sulfate de zinc. Je pense mettre pour 50 l de peinture, 2kg de sulfate de fer, 1kg de sulfate de zinc et 1 kg de sulfate de cuivre, car la recette originale précise 2 kg de sulfate de fer avec le rouge de falun qui lui-même contient les sulfates de zinc et de cuivre.
La couleur que j’ai sélectionnée est terre de sienne naturelle. Je pense qu’il est préférable de prendre une couleur moyennement foncée, les couleurs claires sont plus sensibles aux UV et les très foncées captent la chaleur, provoquent des variations dimensionnelles du bois plus importantes ce qui peut craqueler le film de peinture.
Je pense mettre 3 litres de l’huile de lin (pour 50 l de peinture). Plusieurs documents précisent que la peinture sera plus résistante.
J’ai trouvé la quantité de savon noir sur le site des comptoirs de Saint Jacques, soit 400g.
Une amie ayant réalisée plusieurs voyages en Finlande m’a précisé que pour conserver la peinture, il fallait verser un peu d’eau salée (30 g de sel de mer par litre d’eau) pour recouvrir le dessus de la peinture sur le pot.
Autres précautions pour obtenir une finition de longue durée, un débord de toiture de plus de 50 cm et une distance du bois au sol fini de plus de 20 cm, l’application de la peinture sur un bois sec et scié (donc non raboté), pour du neuf, l’application de la première couche en atelier, éviter un soleil trop violant lorsque la peinture est appliquée en extérieur pour obtenir un séchage lent...
Voici les sites qui me semblent les plus intéressants :
http://www.comptoirsaintjacques.fr/content/8-peinture_au_ble : Quantité de savon noir et vidéo
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rouge_de_Falun : recette avec et sans huile de lin
http://www.dousselin.fr/ : Sulfates et ocres
La finition sur le bois est le principal frein à son développement à l’extérieur. Une peinture éconologique qui nécessiterait une couche tous les 15 ans serait une bonne réponse.
Je fais de nombreuses suppositions, si vous avez des éléments qui les confirment ou infirment, je suis preneur.
Écrit par : BENOIT | 23.07.2011
Répondre à ce commentaireEncore merci à vous deux pour vos commentaires très intéressants. Du coup, j'ai effectué quelques recherches complémentaires sur le sujet :
D'après "les dictionnaires du matériaux du peintre" (Ed. Belin) :
- le sulfate de zinc est un sel métallique employé comme siccatif.
J'ai également trouvé les propriété du zinc mais pas celles du sulfate de zinc.
Concernant le zinc : "il réfléchit fortement les les infrarouges (95% à 2500 nm) mais d'une manières plus limité les ultraviolets (48% à 300 nm).
L'une des caractéristique physique du zinc est d'être insoluble dans l'eau. J'imagine que ce n'est pas le cas pour le sulfate de fer.
@u plaisir de vous lire et encore merci pour tous les liens très intéressants.
Thierry
Écrit par : Thierry Baruch | 25.07.2011
Répondre à ce commentaireHou la la vous allez dans le mauvais sens si votre objectif est d'obtenir un film de peinture durable dans le temps. Il y a deux éléments à prendre en considération :
1 - La préservation du bois
2 - La solidité et la permanence du film de peinture
Dans le cas de la peinture à l'ocre ou suédoise, comme vous voulez, la préservation du bois est faite principalement par la composition du pigment (fer, cuivre et surtout PLOMB dans le vrai rouge de falun). La solidité du film de peinture est due à l'huile de lin qui, une fois oxydée, forme un film de protection qui "colle" le pigment. Le GROS problème de l'huile de lin qui est le pendant de sa siccativité élevée (séchage rapide) c'est que le phénomène d'oxydation ne s'arrête pas une fois le film formé ! Ce film s'acidifie ce qui provoque de nombreuses craquelures par lesquelles l'eau va s'infiltrer. Plus vous rajoutez d'éléments acides dans la peinture et plus vous accélérez la destruction du film de linoxyne. En augmentant la quantité de sulfates vous accélérez la siccativité ... et diminuez la durée de vie de la peinture !!!
Écrit par : caseo | 26.07.2011
Répondre à ce commentaireMerci Caseo,
Comment retrouver la longévité de la peinture suédoise avec un autre ocre que le rouge falun ? Dans la recette d’origine, il n’y a pas d’huile de lin.
Je pense que le rôle de la peinture n’est pas la préservation vis-à-vis des insectes et champignons du bois. Si le bois n’est pas naturellement résistant aux insectes, il doit être traité avec un produit de type xylophène. La mise en œuvre doit éviter une humidification trop longue et donc le risque champignon.
Le rôle essentiel de la peinture est décoratif, donc un film durable. Peut-être faut-il ne mettre que 2 kg de sulfates en tout et choisir la proportion des autres sulfates (cuivre ?, zinc ?) pour s’opposer aux UV, permettre de conserver un film souple qui suive le mouvement du bois, assure la pérennité du film… Ou augmenter la quantité de sulfate sans mettre de l’huile de lin ? je connais bien le bois mais nettement moins la chimie.
Écrit par : BENOIT | 26.07.2011
Répondre à ce commentaireHeu .... vous partez de quelle recette ? Parceque sans huile de lin cela n'aurait aucune tenue !!!
Bien sur que si il faut de l'huile de lin et pas n'importe laquelle. Relisez la recette d'origine et bien traduite (Boiled linseed oil) cela donne "huile de lin cuite" ... c'est à dire une huile pré polymérisée dont les caractéristiques sont intermédiaires entre une huile de lin brute et une standolie.
Écrit par : caseo | 26.07.2011
Répondre à ce commentaireJe parle de la recette définie dans le lien http://fr.wikipedia.org/wiki/Rouge_de_Falun, qui recoupe la recette rapportée par une collègue, sans huile de lin, il semble que c’est la cuisson de la farine de seigle qui réalise la dureté du film.
Écrit par : BENOIT | 26.07.2011
Répondre à ce commentaireLa recette sans huile de lin est une invention d'un incompétent qui a cru bon de faire preuve d'une initiative stupide (appelons un chat un chat !). Sans huile on ne réalise qu'une détrempe, qui n'a aucune tenue à l'eau. Il ne viendrait à l'idée de personne de peindre du bois à l'extérieur avec de la gouache et c'est exactement ce que donne cette recette. La cuisson de la farine de seigle n'a pour but que de faire éclater les grains d'amidon afin de les solubiliser. Il y a TOUJOURS eu de l'huile de lin dans la recette originelle (le lien se trouve en bas de l'article) et la farine de seigle n'est présente que pour certes donner un peu de pouvoir collant mais surtout pour stabiliser l'émulsion huile/eau.
Écrit par : caseo | 26.07.2011
Répondre à ce commentairebonsoir caseo
1 je ne veux pas innover
2 je ne veux pas mettre en oeuvre une recette et risquer de la rater
alors...
où acheter une peinture à l'ocre prête?
existe -t-il aussi des peintures semblables dans d'autres colorations(bleus et verts des nuanciers des caue)
merci
Écrit par : saudrais | 27.07.2011
Répondre à ce commentaireBonsoir Saudrais,
Tu trouveras de la peinture rouge de falun sur le site http://www.maison-ecolo.com/boutic/bou_list.cgi?codefam=pei&codesfam=peipa&lang=
Bonne peinture,
Yves BENOIT
Écrit par : BENOIT | 27.07.2011
Répondre à ce commentaireBonsoir Caséo,
Merci pour ta réponse. Pourrais-tu préciser le lien « en bas de l’article » ?
Concernant la peinture sans huile de lin, le lycée ou je travail dans le domaine du bois dans le bâtiment réalise un échange avec la Finlande depuis 15 ans environs. La recette de la peinture transmise est la suivante :
- 50 l d’eau
- 2 kg de sulfate de fer
- 4,5 kg de farine de seigle fine
- 8 kg d’ocre rouge de falun
Faire bouillir les 50 l d’eau. Ajouter les 2 kg de sulfate de fer et les 4,5 kg de farine de seigle. Faire boullir pendant au moins 30 minutes. Verser les 8 kg d’ocre rouge de falun. Remuer (attention, cela pique les yeux). Faire cuire à feu doux pendant 2h tout en remuant. Si la peinture est trop épaisse, la mélanger avec de l’eau salée. Si on n’utilise pas toute la peinture, verser pour la conserver un peu d’eau salée sur le restant.
Peut-être qu’il y a une erreur dans la transmission de la recette. As-tu la recette originelle et comment la modifier légèrement pour se rapprocher des qualités de l’ocre du rouge falun avec un autre ocre ?
Merci
Bonne soirée
Yves BENOIT
Écrit par : BENOIT | 28.07.2011
Répondre à ce commentaireLe lien dont je parlais est à la fin de l'article de wikipedia que vous citiez ;-)
La recette se trouve ici http://www.falurodfarg.com/eng/product-information/falu-rodfarg-powder/
Une pub en français sur la peinture prête à l'emploi là http://www.falurodfarg.com/eng/files/2011/04/FR-Broschyrblad-011-Fra.pdf
Et la décourageante FDS ici http://www.falurodfarg.com/eng/files/2011/04/Safety-Data-Sheet-FR-08_ny-bild.pdf qui montre bien la toxicité de la peinture !!!
Écrit par : caseo | 28.07.2011
Répondre à ce commentaireOups j'ai oublé une partie de la question. Concernant les amélioration c'est au début de cette page !!!
Écrit par : caseo | 28.07.2011
Répondre à ce commentaireBonjour Caséo,
Encore merci pour ces précisions, je vais donc mettre de l’huile de lin. Concernant l’amélioration de la tenue de la peinture, au début de cette page tu précise que la différence essentielle entre le rouge Falun et les autres ocres est la présence d’oxyde de cuivre, de zinc ... et de plomb. Serait-il judicieux d’ajouter en faible quantité (si oui laquelle ?) du sulfate de cuivre et de zinc (disponible dans les établissements Dousselin). Je pense qu’il est préférable de laisser de coté le plomb.
Yves BENOIT
Écrit par : BENOIT | 28.07.2011
Répondre à ce commentaireTrès, très bien ce blog. Mais après avoir tout lu, je ne sais plus quoi penser.
Une petite synthèse des interventions décisives serait bien utile.
Écrit par : jacqueline | 29.07.2011
Répondre à ce commentaireMerci beaucoup Jacqueline,
La proposition est très intéressante et... pourrai faire l'objet d'un nouveau livre.
La problématique réside surtout dans le support et l'analyse des besoins. Les solutions techniques sont souvent multiples. Concernant la peinture à l'ocre, idem. Quel est mon support ? Quel résultat je souhaite ?
@u plaisir de vous lire.
Thierry
Écrit par : Thierry Baruch | 29.07.2011
Répondre à ce commentaireBonjour,
Suite aux différentes informations collectées, je pense réaliser la recette suivante :
Souligné : modifications personnelles
Ingrédients:
33 litres d'eau
2,5 kilos de farine de seigle tamisée
10 kg pigment
1 kg de sulfate de fer
50 g de sulfate de cuivre (La fiche de sécurité parle de combinaison inorganique de 0,24 % de 10 kg, soit 24g, par ailleurs, ce produit n’est pas très actif)
50 g de sulfate de zinc (même remarque)
4 kg d'huile de lin
0,4 kg de savon noir (site des comptoirs de Saint Jacques)
Recette pour préparer 50 kg de Rouge de Falun (suffisant pour couvrir 150 mètres carrés)
Préparation:
Apportez 28 litres d'eau à ébullition.
Incorporer la farine dans 5 litres d'eau et remuer jusqu'à ce qu'elle soit dissoute.
Faire bouillir, en remuant occasionnellement, pendant 15 minutes.
Ajouter le pigment, le sulfate de fer, de cuivre et de zinc.
Faire bouillir, tout en continuant de remuer, pendant 15 minutes.
Ajouter l'huile de lin.
Faire bouillir 15 minutes de plus, tout en remuant.
Ajouter un peu d'eau savonneuse peut-être, pour améliorer l'émulsification de l'huile de lin.
Diluer avec de l'eau si la peinture est trop épaisse.
Si on n’utilise pas toute la peinture, versez pour la conserver un peu d’eau salée sur le restant.
La peinture doit être conservée à l’abri du gel pendant un an maximum.
Je rappelle les sites qui me semblent les plus intéressants :
http://www.comptoirsaintjacques.fr/content/8-peinture_au_ble : Quantité de savon noir et vidéo
http://www.dousselin.fr/ : Sulfates et ocres
http://translate.google.fr/translate?u=http%3A%2F%2Fwww.falurodfarg.com%2Feng%2Fproduct-information%2Ffalu-rodfarg-powder%2F&sl=en&tl=fr&hl=&ie=UTF-8 : traduction google du site « Falu Rödfärg » fabricant de la peinture rouge de falun
http://www.falurodfarg.com/eng/product-information/falu-rodfarg-powder/ : Recette de la peinture rouge de falun
http://www.falurodfarg.com/eng/files/2011/04/FR-Broschyrblad-011-Fra.pdf : conseils de mise en œuvre de la peinture rouge de falun.
http://www.falurodfarg.com/eng/files/2011/04/Safety-Data-Sheet-FR-08_ny-bild.pdf : FDS (fiche de sécurité) qui montre la toxicité de la peinture rouge de falun.
Quelques précautions pour augmenter la durée du film de peinture
La couleur que j’ai sélectionnée est terre de sienne naturelle. Je pense qu’il est préférable de prendre une couleur moyennement foncée, les couleurs claires sont plus sensibles aux UV et les très foncées captent la chaleur, provoquent des variations dimensionnelles du bois plus importantes ce qui peut craqueler le film de peinture.
Autres précautions pour obtenir une finition de longue durée, un débord de toiture de plus de 50 cm et une distance du bois au sol fini de plus de 20 cm, l’application de la peinture sur un bois sec et scié (donc non raboté), avec si possible les angles vifs cassés (un coup de papier de verre). Pour du neuf, l’application de la première couche en atelier, éviter un soleil trop violant lorsque la peinture est appliquée en extérieur pour obtenir un séchage lent...
Si vous pouvez apporter ou retirer de l’eau à mon moulin…
Écrit par : BENOIT | 06.08.2011
Répondre à ce commentaireRemplacer l'"huile de lin" classique (type grande surface) par de l'huile de lin cuite me semble aussi une modification nécessaire de la recette, on en trouve assez facilement d'ailleurs sur Internet (oléobois.com notamment pour un prix correct).
Écrit par : Thomas Picard | 06.08.2011
Répondre à ce commentaireMerci beaucoup Benoit pour cette synthèse et les nombreux liens qu'elle comprend.
Sinon, les proportions me semblent correctes. C'est pour quel support déjà ?
Actuellement, je teste la peinture à l'ocre sur plaque de Fermacel. Le résultat est très intéressant : voici une petite note là dessus ( http://pise.hautetfort.com/archive/2011/08/07/finitions-a-la-chaux-et-a-la-peinture-a-l-ocre.html#more ) mais je pense en écrire une plus longue concernant le couple : "plaque de Fermacel et peinture à l'ocre"
Écrit par : Thierry Baruch | 07.08.2011
Répondre à ce commentaireBonjour,
Merci pour ces précisions. Le support est un bardage en épicéa. Je pense appliquer la peinture à la fin du mois, une première couche diluée à 10%, appliquée par trempage. Un bac est facilement réalisable en vissant 4 planches légèrement plus grandes que les lames de bardage, 1 de chaque coté et 2 pour le fond pour obtenir une largeur plus importante que les lames de bardage afin de permettre l’égouttage de la lame trempée. L’étanchéité est assurée par une bande de film plastique assez résistant, de la qualité pour une serre par exemple. Pour éviter les traces lors de l’égouttage et du séchage je positionnerais 2 petites vis (ou pointes) en bout des lames afin de les suspendre sur le bac pour l’égouttage puis sur un autre support pour le séchage.
Yves BENOIT
Écrit par : BENOIT | 07.08.2011
Répondre à ce commentaireHou la la vous allez au devant d'une belle somme d'emm.... La viscosité de cette peinture n'est pas du tout adaptée à un traitement par trempage !!!!
Excusez moi mais ça devient n'importe quoi. Ceci étant dit c'est en forgeant que l'on devient etc ...
Écrit par : caseo | 07.08.2011
Répondre à ce commentaireTout à fait d'accord avec Caseo. Cette peinture est très épaisse. Je viens d'en faire ce matin. Le recouvrement devrait avoisiner les 300 microns. Un bon spalter ou une brosse à badigeon permet d'aller assez vite et de manière sûre.
De plus, par trempage, vous risquer d'en mettre pas mal dans les feuillures et bonjour la galère pour ne pas dir les emm... lors de la mise en oeuvre du bardage.
Écrit par : Thierry Baruch | 07.08.2011
Répondre à ce commentaireBonsoir,
Je n’ai pas encore réalisé cette peinture, sur le site du fabricant « Falu Rödfärg », on peut la passer au pistolet lorsqu’elle est diluée de 10 à 20% avec de l’eau. Peut-être que la viscosité est compatible pour le trempage. L’avantage du trempage, la rapidité de mise en œuvre, la quantité régulière de peinture, surtout en bois de bout, le traitement des 6 faces qui permet de limiter les variations dimensionnelles et une première couche qui pénètre dans le bois. Je passerais la deuxième couche non diluée une fois le bardage posé. Je n’aurais pas de problème de feuillure car mon bardage est de la planche posé à clin. Par contre la couleur doit être sur la partie du clin recouverte pour garder l’uniformité lors du retrait du bois. Si la viscosité reste trop importante malgré la dilution, ce sera la brosse…
Merci
Yves BENOIT
http://www.falurodfarg.com/eng/painting-advice/brush-or-spray-method/
Écrit par : BENOIT | 07.08.2011
Répondre à ce commentaireTout à fait d'accord avec les avantages que tu décris concernant le trempage.
Cependant attention, la peinture à l'ocre n'est pas la peinture de Falun, même si nous tentons de nous en approcher.
Ce qui est sûr, c'est qu'il faudra la diluer. Je ne pourrai te conseiller sur le pourcentage. Vu la grande quantité que tu mettre en oeuvre, je pense que tu vas procéder par échantillonnage, non ?
Je l'ai déjà utilisé de manière dilué et on peut obtenir un effet lasuré. Par contre, si cette peinture est trop dilué, je crains qu'elle perde une grande partie de ses propriétés, en particulier en étant davantage sujet aux UV.
Bref, tu l'auras compris, je serai davantage pour la version brosse que trempage. ;-)
Écrit par : Thierry Baruch | 08.08.2011
Répondre à ce commentaireBonjour,
Entièrement d’accord avec tes remarques. Je pense réaliser la première couche par trempage pour obtenir les avantages de ce procédé et la deuxième couche avec une brosse, sur le bardage mise en œuvre et avec une peinture non diluée pour obtenir un extrait sec important sur le bois. Sur le site du fabricant, il y a une photo qui montre en effet un aspect lasuré. Je ferais des essais de dilution, mais les 10-20% conseillé par le fabricant me semble raisonnable.
Yves BENOIT
Écrit par : BENOIT | 08.08.2011
Répondre à ce commentairePourquoi pas mais tu feras tremper ton bardage dans quoi finalement ?
Si tu as des photos, un site, un blog pour montrer la mise en oeuvre, ça serait super non ?
Écrit par : Thierry Baruch | 08.08.2011
Répondre à ce commentaireYves, faites un essai en réalisant 1 litre de peinture et en trempant des échantillons et vous comprendrez mieux que vous perdez votre temps à aller dans cette voie. Le revêtement par trempage est une technique particulière qui nécessite un produit à la viscosité adaptée et une mise en oeuvre spécifique. Il ne suffit pas de "tremper" la pièce dans un bain de peinture il faut la descendre à vitesse régulière dans le bain et la sortir à vitesse tout aussi régulière pour avoir un film de peinture régulier et homogène.
Que cherchez vous à faire ? économiser du temps ? améliorer la tenue ? Dans les deux cas ce n'est pas la bonne solution mais je pense qu'il faut que vous vous en rendiez compte par vous même !
Écrit par : caseo | 08.08.2011
Répondre à ce commentaireJe partage tout à fait les remarques de Caséo. J'ai "réparé" ce matin une bande de joint entre plaques de Fermacel. J'ai utilisé de la peinture à l'ocre avec une technique à l'éponge. Soit elle est très épaisse et très couvrante mais elle peut être liquide avec trace de coulure.
Bref, le trempage me semble vraiment trop délicat avec cette peinture.
Ceci étant, en tant qu'instit adepte de la pédagogie Freinet je dirai : rien de tel que le tâtonnement expérimental...
Écrit par : Thierry Baruch | 08.08.2011
Répondre à ce commentaireJe viens de finir un petit article sur la peinture à l'ocre sur plaque de Fermacel. J'ai eu quelques soucis au niveau d'un joint entre 2 plaques. Vous trouverez plus de précisions sur Epizébo : http://pise.hautetfort.com/archive/2011/07/29/peinture-a-l-ocre-sur-plaque-de-fermacell.html
Écrit par : Thierry Baruch | 09.08.2011
Répondre à ce commentairebonjour, je voudrais savoir si le fait de peindre l'intérieur de sa maison avec les préparation à base d'ocre est répulsif pour les mouches ? car j'en ai beaucoup et j'aimerai trouvé la parade, quitte à refaire tout mon intérieur.
merci et à bientôt
S. SIMON
Écrit par : SIMON | 15.09.2011
Répondre à ce commentairePour répondre à S. SIMON concernant les mouches, faut pas rêver : non cette peinture n'a absolument pas d'effet répulsif vis-à-vis des mouches. On s'en est servi pour repeindre les poutres du plafond chez nous, et on a tout le temps des mouches sur les poutres, ça n'y change absolument rien.
Pour le reste, je voudrais signaler pour info que pour ma part, j'ai été très déçu par la tenue de cette peinture. Je sais que pour certains elle tient très bien, mais il me semble que contrairement à l'effet de mode qui veut qu'on s'en serve partout, il serait bon de retenir que c'est une peinture qui est conçue pour peindre des bardages en sapin brut non raboté. Les fabricants de la fameuse peinture de Falun disent eux-même qu'elle n'est recommandée sur aucun autre support. Même dans les maisons traditionnelles scandinaves, on ne s'en sert que pour le bardage : les menuiseries sont peinture (traditionnellement) avec une peinture à l'huile de lin.
Alors arrêtons le délire : pourquoi vouloir utiliser cette peinture à des fins pour lesquelles elle n'est tout simplement pas adaptée? Oui, elle est "écolo", mais pas plus que la peinture à l'huile de lin par exemple, ou d'autres peintures naturelles. Pourquoi cet engouement pour la peinture de Falun (modifiée en plus, donc on n'a absolument aucun recul sur la tenue long terme) ?
Pour ma part, c'est une peinture que je trouve agréable à faire et à utiliser et que je trouve sympa sur des supports bruts, mais bof sur des supports genre menuiserie où elle donne un aspect mat et rugueux.
Écrit par : Jonathan Neve | 24.11.2011
Je ne pourrai rien affirmer mais qu'émettre des hypothèse :
- S'il y a du sulfate de fer : je pense que oui mais cela reste vraiment à vérifier. Ce qui est sûr, c'est que la fenêtre du T2 est constamment ouvert et que nous n'avons pas de mouche. Ceci dit, j'écris actuellement du jardin et je n'ai pas de mouches non plus...
Il serait intéressant de comprendre le pourquoi de la présence importante de mouches, non ?
Écrit par : Thierry Baruch | 15.09.2011
Répondre à ce commentairebonjour, et merci a tous pour vos bons conseils.Ma question est simple:je voudrais repeindre l'interieur de mon camion aménagé avec de la peinture a l'ocre, dois-je mettre le sulfate de fer dans la composition?n'est il pas nocif pour une peinture intérieure?
Écrit par : guillaume | 19.09.2011
Répondre à ce commentaireBonjour,
J’ai des photos de la réalisation de ma peinture à l’ocre sur du bardage, pourrais avoir la procédure pour les partager avec des commentaires ?
Yves BENOIT
Écrit par : Yves BENOIT | 19.09.2011
Répondre à ce commentaireGénial, je suis partant pour ce partage d'expérience aussi rare que précieux.
Concrètement j'aurai besoin de ton mail pour te créer un compte d'auteur dans le blog.
Sinon, tu peux m'envoyer un .pdf ou un document word .doc et je mettrai ton article (signé Yves Benoit bien sûr).
Si tu vois une autre solution, je suis également preneur.
Thierry
Écrit par : Thierry Baruch | 19.09.2011
Répondre à ce commentaireVoici mon mail yy.benoit@orange.fr
Écrit par : Yves BENOIT | 19.09.2011
Répondre à ce commentaireBonjour,
J’ai précisé des informations sur le blog : http://www.formaterre.org/archive/2011/09/20/peinture-a-l-ocre-sur-du-bardage.html
Yves BENOIT
Écrit par : Yves BENOIT | 21.09.2011
Répondre à ce commentaireBonsoir,
la peinture ocre peut elle s'appliquer sur un bois en partie poncé qui à l'origine a reçu une lasure non aqueuse ?
Merci de votre réponse
Écrit par : florence | 30.09.2011
Répondre à ce commentaireBonsoir,
la peinture ocre peut elle s'appliquer sur un bois en partie poncé qui à l'origine a reçu une lasure non aqueuse ?
Merci de votre réponse
Écrit par : florence | 30.09.2011
Répondre à ce commentaireBonjour,
Voici un lien avec quelques éléments de réponse
http://www.falurodfarg.com/eng/files/2011/04/FR-Broschyrblad-011-Fra.pdf
Yves BENOIT
Écrit par : Yves BENOIT | 01.10.2011
Répondre à ce commentaireSur Epizébo Thierry dit que la peinture à l'ocre peut s'utiliser sur divers supports. Mais tout le monde parle de bois, avec un seul essai sur les plaques en fermacell....
Est-ce que je peux tenter sur des murs en plâtre ? Ils ont été tapissés, mais je suis en train de les nettoyer (de l'ancienne colle) et de reboucher les trous à l'enduit. Est-ce que j'aurais besoin d'une sous couche avant d'essayer la peinture à l'ocre ?
Et pour rester simple ça m'irait bien de ne pas décaper les portes qui donnent sur le couloir et sont peintes à la glycéro (en marron triste): je pourrais utiliser aussi la peinture à l'ocre sur ces boiseries et l'encadrement métallique... Est-ce que ça vous semble correct ?
Écrit par : lyjazz | 09.10.2011
Répondre à ce commentaireJe ne vois pas pourquoi, ça ne fonctionnerait pas sur plaque de plâtre. Il s'agit d'un support poreux. Le seul souci concerne les joints. La colle à joint est sûrement moins poreuse (à vérifier) et il risque d'y avoir une différence. J'ai eu ce souci avec une bande entre 2 plaque de Fermacell.
Par contre, un bois recouvert d'une peinture à la glucero n'est plus vraiment poreux. Là, ça me semble très difficile pour la peinture à l'ocre. Elle a quand même ses limites. :-)))
Écrit par : Thierry Baruch | 09.10.2011
Répondre à ce commentaireIci ce n'est pas des plaques de plâtre, mais du plâtre enduit partout sur les murs : donc pas de joints. Juste des cornières métalliques qui pourraient affleurer, ET la peinture glycéro que les ouvriers avaient mis en larges bords autour des encadrements de portes, et sur les murs aussi : ils ont essuyés leurs rouleaux et pinceaux :-(( , pas malin ces gars en 1964 ! et surtout pas facile de poncer des murs en habitant dedans...
Bon, alors pour les portes j'ai le choix : poncer et décaper, ou bien peindre à la laque (biofa ou autre). Merci encore !
Écrit par : lyjazz | 09.10.2011
Répondre à ce commentairebonjour,
nous avons utilisé la recette de TERRE ET COULEUR Pour peindre le "plancher" de notre futur maison en paille...
nous allons aussi l'utiliser pour la palissade bois et le bardage de notre garage.
nous verons ainsi la durabilité de cette peinture.
à suivre...
Écrit par : steph | 21.11.2011
Répondre à ce commentaireJe partage en effet certains commentaires de Jonathan. Cette peinture a besoin d'un support poreux. Si elle est utilisé sur un bois lisse (raboté, poncé), elle adhérera moins bien. Par contre sur un bois raboté ou sur Farmacel : pas de problème.
Écrit par : Thierry Baruch | 24.11.2011
Répondre à ce commentairePeut on exécuter une peinture à l'ocre à base de caséine. Celle ci a traditionnellement une tenue particulière sur bois mais est elle utilisable à l'extérieur et selon quelle recette?
Peut elle être émulsionnée à l'huile?
Merci pour les précisions.Ocre jaune, rouge et terre verte ont elles les mêmes qualités de tenue? Lise
Écrit par : lise parramon | 07.12.2011
Répondre à ce commentaireJe donnerai volontiers la parole à mister Caseo dont c'est la spécialité.
En attendant, voici la mienne :
A priori, je ne pense pas que la peinture à la caséine soit utilisable à l'extérieur car la protéine du lait devrait réagir à l'eau. Ceci étant pourquoi souhaitez-vous ajouter de la caséine à cette recette ? Pour les couleurs, c'est la réactions aux UV qui est différentes. Le rouge tiendra mieux dans le temps que le jaune.
Écrit par : Thierry Baruch | 07.12.2011
Répondre à ce commentaireEffectivement aucun intérêt !
Écrit par : caseo | 07.12.2011
Répondre à ce commentaireBonjours, j'ai un bardage en pin non raboté sur 2 facades de ma maison qui represente 70m², combien de peinture a l'ocre me faut il pour le traiter ?
je compte utiliser la recette donné en haut du blog, merci.
Écrit par : gseize | 21.12.2011
Répondre à ce commentaireÉcrire un commentaire